Jubilä – Solo pour vocalise multi-timbrée
Singulière et multiple, Leïla visite ses territoires intérieurs et en exhume les esprits. Seule en scène dans sa robe de nymphe et sa couronne embroussaillée, créature antique et joueuse à la fois, clown-enfant et femme lyrique, elle rassemble ses mondes. Elle invoque Bach au goulot d’une mignonnette, célébre l’enfant qu’elle n’aura pas, vibre à son piano toy sur des mémoires enfouies. Elle passe du français à l’anglais et à l’espagnol ou encore à un de ces langages insensés dont elle a le secret, explosant en volutes de timbres imaginaires inimaginables, le tout ponctué par des confessions drolatiques sur le play bach, l’accordage des instruments en 440 et autres sujets pris à la volée.
Leïla plonge dans le bain des émotions avec une spontanéité rare. Se côtoient souvent, comme si on les avait cru antithétiques jusque-là, la plus sincère componction avec la plus espiègle dérision.
